Temoignages

Regards sur mon travail

Chaleur d’été, chants d’oiseaux, vent doux qui caresse le visage, lumière d’un instant.
La perception des aquarelles de Gérald Nascinguerra  dépasse l’analyse technique de l’œuvre.
Certaines sont  construites de façon à transmettre la sérénité, l’harmonie de la nature.
D’autres sont organisées pour refléter la force des éléments. La couleur vibre et vit, l’eau bouillonne, le blanc de l’écume se décline en mille transparences et on aspire la fraîcheur de la source. Les jaunes gorgés de soleil, les mille verts se reflètent dans l’eau d’un étang placide et des coquelicots, petites gouttes de vie, attendent sur  le bord d’un chemin, une main , un regard.
Quand nous sommes devant ces aquarelles nous nous approchons pour percer le mystère, pour comprendre le geste de l’artiste, les étapes de la construction du sujet, mais tout semble spontané, le présent est capté et devient un moment d’éternité.
Eternité et beauté  intangibles de ces aquarelles qui nous réconcilient avec l’humain et nous montrent par les sentiments qu’elles provoquent ce qu’il y a de divin en nous.

C. Muns Razquin

L’écrivain Patrick SEGAL ; écrivain, dans « Les Peintres du Grand Sud-Ouest » commente mes œuvres :

« Un jour, en regardant les toiles de Gérald, j’eus l’irrésistible envie d’entrer dans le tableau … pas seulement avec mes yeux et ma curiosité, mais traverser le miroir comme Lewis Caroll pour découvrir un autre monde. A peine étais-je engagé sur le chemin que le vent fit bruisser les feuilles des arbres, soulignant les contrastes entre le vert tendre et le brun ligneux des écorces. Assis sur un banc placé là par l’artiste, j’interrogeais le vent sur le faiseur d’imaginaire. En prenant tout son temps pour ne pas déranger les rais de lumière, il me dit : « C’est un chasseur d’ombres et d’harmonie qui cherche à capturer du bout de ses pinceaux l’âme de la couleur. » J’appris que le peintre était un samouraï à la recherche de l’équilibre, du trait parfait, de la tache de couleur envoyée du bout d’une flèche imaginaire…et je demandais au vent de m’apprendre les chemins moussus, les barques au fil de l’eau, les veilles portes de bois d’où je sortirais vers l’horizon. Gérald, le peintre, est tout cela et bien davantage dans son pays d’aquarelles. »

Hélène MARTIN, Docteur en Préhistoire :

« La Grange aux Aquarelles n’est pas une galerie de peinture, c’est un monde parallèle dans lequel il vous semble avoir toujours existé. Vous redécouvrez en cheminant d’un tableau à l’autre que ce monde qui est le vôtre est un monde coloré, harmonieux, vivant. Il n’est ombre qu’à travers la lumière. Il a la voix de l’arbre et le parfum du vent. Bientôt la nuit se mêle au jour, elle a la douceur de l’aube et le goût du sortilège. L’ombre est dissipée, la rivière mêle son imagination au mystère de la pierre. La couleur n’est plus une chose lointaine, elle vous appartient. Ce miracle d’équilibre qui est en vous depuis toujours, vous l’avez sous les yeux, vous l’avez devant vous, vous l’avez autour de vous. Ce voyage à travers les paysages des aquarelles intervient comme une méditation thérapeutique qui libère votre imaginaire. « Peindre, composer, écrire » : me parcourir. Là est l’aventure d’être en vie » écrivait Henri Michaux. Voir, ressentir, imaginer, aussi. Comme Alice au pays des merveilles, vous êtes passé de l’autre coté du miroir et le reflet qu’il vous renvoie vous ressemble enfin ! »